F-16 : Le volet nucléaire est quasiment absent de l’appel d’offres public

La capacité nucléaire ne pèsera quasiment rien dans le choix du remplaçant du F-16, rapporte jeudi “La Libre”. Ce critère représentera moins d’un point sur 100 dans l’appel d’offres que s’apprête à lancer le gouvernement fédéral belge.

Selon un accord avec les Etats-Unis remontant aux années 1960, dont l’existence n’a jamais été confirmée officiellement, la Belgique entrepose des ogives nucléaires B-61 appartenant à l’armée américaine sur la base de Kleine-Brogel. Les chasseurs-bombardiers de la Défense sont en mesure d’emporter ces ogives. La question se pose donc de savoir si le successeur du F-16 disposera de la même capacité.

Ce “critère nucléaire” suscite depuis lors bon nombre d’interrogations de l’opposition. Il ressort de l’appel d’offres déjà soumis à la Commission des Achats militaires de la Chambre que le volet “potentiel de croissance” ne représentera que 0,8 point sur 100 et, dans ce cadre, la capacité nucléaire une fraction de ce point. Il s’agira en outre d’une variable libre, c’est-à-dire non obligatoire.

Les retours économiques représenteront 10 points sur cent. Il s’agit plus précisément des “intérêts essentiels de sécurité” conformément à la législation européenne qui prohibe en tant que telles les “retombées économiques”. Il s’agit des applications technologiques en lien direct avec ces intérêts dont un Etat peut demander la fabrication par une firme nationale.

Information de La Libre et 7sur7

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