… Un grand impact en termes de nouveaux marchés publics et d’emploi ! L’UEFA a récemment dévoilé que la France serait le pays organisateur de l’Euro 201. Une France en compétition pour cet évènement, avec l’Italie et la Turquie. De l’avis de tous les observateurs, les candidatures française et turque étaient celles qui avaient le plus de chance d’accueillir l’événement. Et quand le malheur des uns fait le bonheur des autres…
Toute à la joie de se voir attribuer cette organisation, qui représentera une chance extraordinaire pour le pays, grâce, entre autres, au “Plan Grands Stades”, la presse française a peu insisté sur les allégations nauséabondes des turcs, notamment celles du vice-président turc de l’UEFA, Senes Erzic, qui a ouvertement reproché à Michel Platini, le président de l’UEFA, un manque de fair-play…
Un chagrin turc qui se comprend…
L’objet du courroux ? Le fait que Michel Platini ait présenté à chacun des membres du Comité Exécutif le président Sarkozy, venu spécialement à Genève pour l’occasion, tout comme d’ailleurs son homologue turc, Abdullah Gül… Alors, simple “bourde diplomatique” de la part du président de l’UEFA, ou action de lobbying de l’ancienne star du football français (qui, rappelons-le, n’avait pas de droit de vote dans cette désignation)?
Pour Senes Erzic, il n’y a aucun doute: “Bien entendu que ce n’est pas normal. Il faut le faire pour tous les présidents présents. Il (Platini) a fait une erreur. Le président Sarkozy a parlé de fair-play, il aurait fallu organiser cela selon les règles du fair-play. Un tel résultat, pour le président de l’UEFA, n’est pas un bon résultat. La France a gagné, mais d’un poil. Pour la Turquie, c’est un très bon résultat: à défaut de gagner, nous avons pris un maximum de points C’est la troisième fois que nous ne gagnons pas. Nous pensions que cette fois, c’était à nous de gagner, mais ça ne s’est pas passé comme ça”.
La bourde de Planus
Quoi qu’il en soit, ce sera donc la France qui organisera l’Euro 2016, avec l’espoir et l’expérience de ne pas commettre les mêmes erreurs qu’en 1998, en rénovant véritablement l’ensemble des stades français, un peu à la manière de ce qu’avait fait l’Allemagne pour 2006. L’opportunité de combler l’écart qui sépare notre pays de l’Angleterre, ou de l’Allemagne en termes d’infrastructures sportives est bien réelle, et le travail ne fait donc que commencer, comme le souligne Nicolas Sarkozy: “On va faire nos meilleurs efforts pour que les 24 nations soient reçues merveilleusement en France, on va se mettre au travail pour les stades, les rénovations de stades et les constructions de stades”.
Et on oubliera vite les déclarations soupçonneuses de nos amis turcs, de même que la gaffe d’un néo-international français (peut-être pas habitué à parler devant des micros?), Marc Planus, qui, vendredi en conférence de presse, avait lâché un “On nous a appris ça hier soir (ndlr : c’est-à-dire jeudi soir), on est vraiment ravis, ça va dynamiser le football français”, avant de se raviser et d’insister sur sa bourde: “En fait c’était ce matin, je me suis trompé. Sur un paperboard, on avait à l’entrée de la salle de restaurant, marqué: Félicitations, on accueillera l’Euro”. Encore raté! L’annonce n’a eu lieu qu’à 13h…
Une chance pour la France
En effet, outre l’impact en termes de marchés publics et d’emploi qu’aura cette entreprise de rénovation (on parle d’un chantier global de près de 2 milliards d’euros, qui génèrera 15 000 emplois pendant la phase de construction, et 4 500 emplois directs et indirects en phase d’exploitation selon la LFP), le football français en sera le grand bénéficiaire. En plus des 150 millions d’euros injectés par le gouvernement, les projets public-privé vont permettre une modernisation des stades à même d’en faire de véritables “lieux de vie” familiaux, à l’instar de ce qui se passe en Angleterre ou en Allemagne, et donc d’augmenter les recettes de “jour de match”, au détriment de la dépendance sans cesse plus étouffante des droits TV (les droits audiovisuels représentaient en 2008/2009 57% des recettes des clubs de Ligue 1).
Selon l’agence Sportfive, ce sont les clubs, en premier lieu, qui tireront partie de ces investissements, une dizaine de stades rénovés en ce sens engendrant, à terme, plus de 90 millions d’euros de ressources supplémentaires pour les clubs, et un ratio de droits audiovisuels qui ne représenterait plus la majorité absolue des ressources de ces clubs. Il ne reste plus, maintenant, qu’à trouver un logo pour l’Euro 2016 qui soit un peu plus sérieux que l’actuel, mais ça c’est une autre histoire!
Article Football.fr



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