L’attribution des marchés publics en mutation à Charleroi

L’échevin des Travaux souhaite recourir à la technique des marchés “stock”. Plus rapides, moins chers, plus efficaces : tels sont les marchés “stock” auxquels l’échevin des Travaux, Eric Goffart (CDH), a décidé de recourir de manière intensive, tant pour la voirie que pour les bâtiments. Chaque jour, les ouvriers communaux effectuent en moyenne 25 interventions urgentes, soit quelque 7 000 par an.

Les marchés “stock” augmentent leur capacité d’action : ils permettent en effet de confier une partie des chantiers au privé. Cette technique, indique un rapport de la Cour des comptes, “se caractérise par l’imprécision de l’objet du marché ainsi que par l’incertitude pesant sur les prestations à réaliser”. Selon l’échevin, “leur utilisation fait ses preuves”. D’abord en raison de la grande souplesse qu’ils apportent à la planification des travaux. Après attribution, il n’est plus nécessaire de lancer de lourdes et complexes procédures d’appel d’offres. Ensuite, leurs volumes garantissent des prix très attractifs. Ce lundi, le conseil communal a adopté les modes et conditions de deux nouveaux marchés stock : l’un de rénovation intérieure pour les travaux de peinture, carrelage, revêtement de sol, faux plafonds, menuiserie pour un montant de 726 000 euros. l’autre de sécurisation pour le placement de portes, plafonds et cloisons coupe feu ainsi que d’éclairage d’urgence dans une enveloppe de 612 000 euros.

Des remplacements de vitrages
En marge des marchés de fournitures qui alimentent le département des Travaux (matériaux, équipements, etc.), trois marchés “stock” ont été attribués sous cette mandature : depuis 2015, celui des remplacements de vitrages a donné lieu à 168 interventions. “Dans certaines écoles, les panneaux de bois installés aux fenêtres dataient de… 2009 !” indique l’échevin. Le marché des démolitions (2,155 millions) a permis de raser une douzaine de chancres (préfabriqués, parcovilles, anciennes écoles de l’Ouest à Lodelinsart et des Cerisiers à Marcinelle) pour un total de 1,2 million. La démolition de quatre blocs du département de la Voirie est en cours dans le secteur nord, rue Biernaux à Jumet.

Les locaux insalubres ont été libérés. Les équipes ont été déplacées à Ransart. Enfin, un troisième marché (726 000 euros) porte sur les toitures : écoles, maisons de jeunes, bibliothèques, églises, infrastructures sportives. Dans certains bâtiments, il pleuvait : c’était le cas de plusieurs classes où les cours ne pouvaient plus être organisés. La mise en œuvre de ce marché a commencé au printemps : en quelques mois, près de 200 000 euros HTVA de commandes ont été passées à l’adjudicataire. La plus importante (48 300 euros) concerne la basilique Saint-Christophe.

Article de La Libre

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