Présentée par ses initiateurs comme un véritable Small Business Act d’initiative privée, l’association Pacte PME a été officiellement lancée mardi 22 juin par 31 grands comptes et dix organisations professionnelles.
Mis en oeuvre depuis 2006 par le Comité Richelieu en partenariat avec Oséo, le Pacte PME vise à rapprocher les PME innovantes et les grands comptes. Il prend aujourd’hui une nouvelle dimension avec la création d’une association paritaire, regroupant 31 grands comptes privés et publics et dix organisations professionnelles. Pour Henri Lachmann, élu président de l’association Pacte PME (*), “il s’agit de créer un écosystème de croissance, une solidarité nouvelle entre les entreprises petites et grandes. Il faut éradiquer la notion de “donneurs d’ordres” et bâtir des relations véritablement partenariales.” Le premier plan d’action de l’association est dense : elle entend notamment mettre en place des programmes de développement accéléré des PME parrainées par les grands comptes, constituer un comité paritaire réunissant trois PME et trois grands comptes chargé du suivi des relations de chaque grand compte avec les PME, être force de propositions auprès des pouvoirs publics (par exemple sur l’évolution de la réglementation des marchés publics), mais aussi poursuivre la démarche d’ouverture des grands comptes à de nouveaux fournisseurs innovants menée par le Pacte PME depuis quatre ans.
Transformer les PME en ETI
Pierre Pelouzet, vice-président de l’association et par ailleurs directeur des achats de la SNCF, souligne la force de frappe du dispositif : “Ces 31 grands comptes consacrent chaque année 210 milliards d’euros à leurs achats. L’objectif est de parvenir à réorienter quelques pourcents de cette masse vers les PME pour les faire grandir et les transformer en ETI (entreprises de taille intermédiaire).” Autrement dit, “réapprendre aux entreprises françaises à chasser en meute et être compétitives ensemble, c’est indispensable dans une économie mondialisée, insiste Pierre Gattaz, lui aussi vice-président de l’association et président du GFI (Groupe des fédérations industrielles). On voit bien les dérives de l’individualisme, c’est comme pour le football, il faut retrouver l’esprit de la Coupe du Monde de 98 !”.
(*) Henri Lachmann n’exercera cette fonction qu’à titre provisoire et cèdera sa place à Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus, fin 2010.
Article de Sophie d’Auzon dans Le Moniteur



Newsletters

Marketeer
& Webmarketeer, I am now helping public administrations and
companies in the world of public procurement with my blog, my forum and
our company, Govex. (F. Nuyts)






