Belgique – Laurence Wilgaut, échevine de la Ville, a été inculpée (voir article de samedi) pour d’éventuels avantages illégaux obtenus il y a quelques années d’une société de logements sociaux dont elle était administratrice. Une inculpation et son traitement médiatique qui crée un triple embarras à Charleroi.
Le temps des médias n’est pas celui de la justice. Dès les premières enquêtes ouvertes, en septembre 2005, les diverses affaires qui ont englué la gestion de Charleroi sont largement développées dans la presse. L’image de la Ville en sort totalement noircie. La justice, elle, a pris son temps. Accumuler les faits, les témoignages, les explications éventuelles… autant d’étapes nécessaires avant qu’elle s’en remette aujourd’hui à un juge, en inculpant certains acteurs. Charleroi et affaires sont de nouveau associés. Certains penseront que rien n’y a changé.
Autres embarras
Cette règle que Charleroi s’est choisie : un élu inculpé démissionne. Et tant pis s’il est par la suite totalement disculpé par la justice comme cela a été le cas il y a quelques mois pour un échevin MR. Le mal est fait, le pas de côté imposé s’est avéré plus sévère que la justice elle-même.
Troisième élément, surgi ce week-end des déclarations de Michel Wilgaut, le père de l’échevine, président du CPAS de Charleroi à l’époque des faits et également inculpé. Selon celui-ci, “faire de la politique aujourd’hui est impossible” tant il y a de règles à respecter. En une phrase, Michel Wilgaut a réveillé tout les vieux démons de Charleroi. Contourner les règles au nom d’une prétendue efficacité, c’était peut-être le Charleroi de Michel Wilgaut, c’est la justice qui le dira prochainement, mais c’est précisément ce dont ne veut plus la nouvelle équipe. A Charleroi, les règles sont désormais faites pour être respectées. Pas un Carolo ne s’en plaindra.
Article d’Alain Vaessen, RTBF



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