Les marchés publics corses passés à la loupe européenne

Jadis, lorsque l’on prononçait les mots “marchés publics”, l’assemblée soupirait d’aise, prête à être couverte d’or. Essayez donc aujourd’hui de lancer l’expression à une table occupée par des élus, chefs d’entreprises et fonctionnaires territoriaux : vous pourrez observer les nuques qui se raidissent, les bouches qui se pincent et peut-être même les cheveux qui commencent à se dresser sur les têtes.

À cela, plusieurs raisons. La première est que “le ciel est chargé”, selon l’expression de Jean-Christophe Angelini, président de l’agence de développement économique de la Corse (Adec).

La situation, on le sait, est mauvaise : “Il y a un contexte de tarissement de la commande privée et de difficulté de la commande publique ; les entreprises sont bâties sur des modèles qui ne résistent plus à l’examen”.

Le maquis réglementaire, entremêlé de code des marchés publics français et de législation européenne, “l’intégrisme juridique” opposé aux acheteurs publics achèvent de peindre en noir le tableau. D’autant que dans la salle, plane l’ombre du pôle économique et financier de Bastia, déterminé à traquer le défaut de procédure pour assainir la gestion des deniers publics.

Bref, on sent que le sujet est sensible et qu’il s’agit de manoeuvrer avec doigté pour “faire profiter l’économie insulaire de la commande publique ” en évitant l’écueil de la procédure administrative – voire judiciaire.

“C’est un enjeu majeur de notre gouvernance”, assène le patron de l’office des transports Jean-Félix Acquaviva, dont le portefeuille est concerné en premier chef par le sujet.

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