Marchés publics et entreprises


Améliorer la capacité des petites et moyennes entreprises à concourir dans des conditions concurrentielles aux différents marchés publics de Dijon et de l’agglomération, tel est le fondement d’une convention signée hier entre la ville, la communauté d’agglomération dijonnaise et la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME).

« C’est une première en France », a rappelé Patrice Tapie, le président de la CGPME Côte-d’Or, « Et c’est souvent sur les territoires et non au niveau national que se concrétise ce type de projet ». Un Patrice Tapie qui n’a pas manqué de rendre hommage à François Rebsamen : « cette convention marque à l’évidence l’écoute d’un grand élu, vis-à-vis de nos attentes et atteste de son engagement et de sa prise de conscience de nos problèmes spécifiques qui n’ont rien à voir avec ceux des dirigeants salariés du CAC 40 et du MEDEF réunis. »

Sénateur depuis peu, François Rebsamen prit ensuite la parole pour rappeler que « les PME sont incontestablement le tremplin de notre redressement économique et le principal vivier de nos emplois. La puissance publique doit repenser son intervention vis-à-vis des entreprises. L’idée de ce partenariat est de « compenser les difficultés d’accès des PME aux marchés publics qui leur sont propres, compte tenu de leur taille et de leurs moyens. ». « C’est dans cette perspective que la ville de Dijon et le Grand Dijon souhaitent utiliser toutes les possibilités légales actuellement disponibles pour les soutenir en ce sens », a précisé François Rebsamen.

Sur quoi repose cette convention ?
Plusieurs points ont été arrêtés comme « faciliter la compréhension par les PME, de l’organisation de la commande publique des collectivités ». Une fois par an, les services de ces dernières organiseront un temps d’échanges particulier avec la CGPME et les entreprises sur leurs difficultés pour accéder à leurs marchés publics. »

Autres axes importants : « faciliter l’information et l’anticipation des entreprises sur les projets et programmes des travaux des collectivités », «améliorer l’adéquation entre l’offre des entreprises et la demande des collectivités », «la mise en place d’outils de suivi et de communication sur la participation des PME aux marchés des collectivités » ou encore que celles-ci prévoient d’appliquer à leurs marchés, « dès que possible » le principe de l’allotissement. Sans oublier, l’engagement de la ville et de l’agglo à « ne pas dépasser un délai de 25 jours pour mandater les sommes dues aux prestataires à compter de la réception de la facture. »

Des annonces qui ont voulu éclaircir le ciel des entrepreneurs quelque peu assombri en ces temps de crise…

Article François-Rebsamen.info