In French Archive

Problème d’homologation dans un marché public belge

Quelque 45 locomotives flambant neuves de la SNCB reposent depuis plusieurs mois dans les hangars de la société Siemens en Allemagne. Les locomotives, qui roulent sans problèmes outre-Rhin, ne fonctionnent visiblement pas aussi bien en Belgique et doivent être adaptées, écrivent ce vendredi plusieurs journaux.

Il y a un an, Siemens avait livré la toute première locomotive de type T18 à la SNCB. La compagnie ferroviaire en a commandé 120 pour un prix total catalogue de près de 440 millions d’euros. Le marché public prévoyait que les 60 première locomotives seraient livrées durant la seconde moitié de 2009. Toutefois, la SNCB n’en a réceptionné que deux qui, faute d’homologation, ne peuvent rouler que dans le cadre de tests.

Dans les hangars
Les 45 locomotives déjà construites pas Siemens prennent la poussière dans des hangars du constructeur allemand. “Il y a un problème avec l’homologation et celui-ci est entièrement imputable à Siemens”, indique-t-on à la SNCB.

“Maladies de jeunesse”
Du côté de Siemens, on concède que les locomotives souffrent de “maladies de jeunesse”, liées notamment au système de tension. Les systèmes de sécurité semblent également poser problème. Le constructeur allemand espère faire homologuer les locomotives en avril ou mai, ce qui permettrait leur entrée en service plus tard dans l’année.

Information RTL

Procédure irrégulière pour engager des avocats

Belgique – Le ministre-président de la Communauté française Rudy Demotte a avoué s’interroger sur la façon dont le Commissariat Général aux Relations Internationales a signé une convention d’assistance juridique pour la délégation de la Région et de la Communauté à Kinshasa avec le cabinet d’avocats Kalengade, un procédé “qui était contraire aux réglementations sur les marchés publics”.

Il faisait ainsi echo mercredi aux inquiétudes exprimées au parlement de la Communauté française par le député Ecolo Jean-Claude Defossé, qui avait remarqué que la Cour des comptes avait épinglé dans son 21e cahier l’irégularité de cette procédure, utilisée en 2007. M. Demotte a précisé que le CGRI s’est aligné sur le choix de l’ambassade de Belgique au Congo et a recouru à une procédure négociée sans publicité et sans consultation de la concurrence. Le CGRI a tenu compte du contexte local et a consulté l’ambassade pour sélectionner un cabinet d’avocats inscrits au barreau de Kinshasa et susceptible de garantir la confidentialité, a-t-il dit.

La convention a été conclue pour un montant annuel forfaitaire de 24.000 euros. Elle a toutefois été dénoncée pour rencontrer les remarques de la Cour des Comptes le 30 août 2009. Quant à savoir si des sanctions ont été prises à la suite de cette affaire, M. Demotte n’en n’a pas eu connaissance. Par ailleurs, Wallonie-Bruxelles International s’est dotée d’un service de gestion des “marchés publics” et organise des formations du personnel à la réglementation des marchés publics.

Information RTL

L’étau de resserre autour de la famille Daerden

Nouveau conflit d’intérêts pour Frédéric Daerden ! Un prêt de 20 millions d’euros accordé en 2008 par l’intercommunale liégeoise ALG à l’organisme de crédit (social notamment) Credis, révisé par Frédéric Daerden, pose la question du conflit d’intérêts.

Ce soutien – une avance sur trésorerie à un moment où Credis avait besoin de liquidités – n’entre pas dans les missions confiées à l’intercommunale. Il a été justifié au conseil d’administration de l’ALG en soulignant qu’ALG a toujours favorisé le développement du logement à caractère social en permettant la création d’emplois au sein de la société participée TCL et de Credis, qui est un satellite de la Caisse de pensions de l’ALG.

Au moment de l’octroi de ce prêt de trésorerie, Frédéric Daerden était le réviseur du prêteur (ALG) à travers BCG & Associés, et de l’emprunteur Credis, dont il était réviseur en son nom propre.

Information Le Soir

Les contrats revendus par BC&G auraient dû être mis en concurrence

Les sept contrats que BC&G, ex-cabinet de réviseurs d’entreprises des Daerden père et fils, a revendus à PriceWaterhouseCoopers (PWC) devaient faire l’objet d’une mise en concurrence, estime le ministre des Affaires intérieures, Paul Furlan. Il se dit toutefois impuissant à agir: cet acte n’est pas obligatoirement soumis à tutelle. Il ne pourrait donc se prononcer qu’après le recours d’un administrateur.

Le ministre a été soumis une nouvelle fois au feu des interpellations sur le cabinet révisoral des Daerden. Parmi les points soulevés par Bernard Wesphael (Ecolo) et Véronique Cornet (MR), figurait le sort des 15 contrats jugés irréguliers par l’Institut des Réviseurs d’Entreprises (IRE) et la Cour de cassation. Théoriquement, les organismes concernés auraient dû les remettre en concurrence mais il est apparu que BC&G s’était empressé de revendre 7 d’entre eux à PWC.

“Pour moi, les contrats viciés et revendus doivent être remis en concurrence sur base de l’article 135 du Code des sociétés”, a souligné M. Furlan. Fin janvier, PWC a assuré n’avoir reçu aucune indication sur le fait que ces mandats rachetés à BC&G ne pouvaient plus être poursuivis. M. Furlan s’étonne toutefois de l’attitude de PWC, bureau reconnu et actif de longue date dans ce secteur. “Une institution comme PWC doit le savoir”, a-t-il dit. Et d’ajouter, à l’adresse des députés qui ont dénoncé une manoeuvre de détournement de la loi par BC&G: “S’il y a une volonté de détournement, elle est partagée entre le bureau qui vend et celui qui achète”.

M. Wesphael a exhorté le ministre à se montrer vigilant à l’égard des huit autres contrats, d’autant plus que parmi les 7 mandats revendus à PWC pour être menés à leur terme, trois auraient déjà été prolongés: ceux de la CILE (compagnie liégeoise des eaux), Intradel et le Centre hospitalier régional (CHR).

“Ce qui m’inquiète le plus aujourd’hui, ce sont ces personnes incriminées qui se sont échinées à contourner votre circulaire (…). Vous devez dire: en tant que ministre de tutelle, je ne peux accepter ce genre de choses”, a-t-il fait remarquer. “Le ministre vient de nous faire la démonstration de l’adage: qui peut le plus, peut le moins”, a ironisé Mme Cornet.

Le cdH, par la voix de Damien Yzerbyt, a lui aussi appelé le gouvernement à continuer d’avancer avec détermination pour éviter que de telles situations se reproduisent. “Il y va de l’image de la Wallonie”, a dit le député.

M. Furlan a également donné quelques précisions sur la circulaire transmise aux organismes d’intérêt public et intercommunales le 10 février. Ce document précise la façon de mettre en oeuvre le décret du 30 avril 2009 sur les missions de révisorat public et donne les arguments juridiques permettant de mettre fin aux contrats qui auraient été passés sans respecter la loi sur les marchés publics ou la législation imposant des obligations d’impartialité et indépendance aux réviseurs.

Si elles décident de mettre fin aux contrats, les institutions visées doivent le faire au plus tard à l’occasion de l’assemblée générale 2010 qui approuve les comptes 2009. Quant au cadastre des réviseurs, prévu dans le décret de 2009, il devrait être réalisé à la rentrée parlementaire. Les intercommunales, OIP et sociétés de logement sont invités à transmettre leurs informations pour le 31 mars.

Parallèlement, l’administration régionale recherche un juriste pour traiter les information récoltées. Il doit être engagé au plus tard le 15 avril. Il aura ensuite 6 mois pour élaborer le cadastre.

Depuis plus d’un an, la question du bureau de réviseurs fondé par M. Daerden revient fréquemment à l’ordre du jour du parlement wallon. “Ce dossier n’arrête pas de rebondir, tel une balle magique”, a résumé le ministre.

Information 7sur7

La massification des achats publics menacerait-elle les PME ?

Le nouveau « Service d’achats de l’Etat » pourrait priver les revendeurs et prestataires de proximité d’une partie non négligeable de leurs revenus. Déjà, des adhérents de la FEB disent avoir perdu des marchés publics.

Un vent d’inquiétude souffle sur la distribution IT qui redoute les conséquences de la nouvelle politique d’achat de l’Etat et des services publics. En effet, une série de décrets et de notes d’application parus en 2009 obligent désormais les Ministères mais également les services décentralisés de l’Etat (préfectures, hôpitaux, bases militaires, tribunaux, organismes culturels, etc.) à recourir à des appels d’offres nationaux, lorsqu’ils existent, pour leurs achats de matériels informatiques, de progiciels et services associés ainsi que de matériels et services de télécommunication. Un service dédié, baptisé « service des achats de l’Etat » (SAE) a été créé à cet effet (décret n° 2009-300 du 17 mars 2009), qui est désormais seul habilité à conclure des marchés.

Des prestataires de proximité écartés au profit des grands acteurs nationaux
Pour beaucoup, cette nouvelle procédure va immanquablement écarter des marchés publics la plupart des prestataires et revendeurs informatiques de proximité au profit des grands nationaux et internationaux, à commencer par l’UGAP. Car, si en théorie, le SAE doit s’assurer que les achats de l’Etat sont réalisés « dans des conditions favorisant le plus large accès des petites et moyennes entreprises à la commande publique », en pratique les notes d’application viennent contredire ces textes en stipulant que les services locaux « ne doivent plus passer de nouveaux marchés locaux ». S’ils estiment qu’ils pourraient bénéficier de conditions significativement plus avantageuses, ces derniers sont simplement tenus d’en avertir le SAE afin que ce dernier puisse négocier le cas échéant un avenant avec le titulaire du marché national.

« Une politique scandaleuse »
Un principe qu’Eric Diry, patron du revendeur bourguignon ITD Systems, n’hésite pas à qualifier de scandaleux : « après nous avoir concurrencé en finançant à perte l’UGAP, l’Etat en remet une couche avec le SAE, contredisant l’une des promesses de campagne de l’actuel président de la République, visant à réserver une part des achats publics aux PME locales ». Selon lui, tout le bénéfice de cette centralisation des achats ira dans la poche de certains grands fournisseurs américains et asiatiques.

« Un « smal business act » à la française aurait dû être un préalable »
Philippe Clémente, directeur commercial de la société de services et de distribution bordelaise Aquitem, bien implantée dans les comptes publics à l’échelle régionale, est sur la même longueur d’onde. Pour lui, la mise en œuvre d’un « smal business act » à la française aurait dû être un préalable à la cette rationalisation de la politique d’achat de l’Etat. Du reste, « celle-ci arrive au pire moment », poursuit-il. Car, comme elles en ont le droit depuis le 1er janvier, les collectivités locales et les services décentralisés de l’Etat commencent à imposer à leurs prestataires la dématérialisation des appels d’offre, ce qui suppose d’acheter des clés de signature électroniques et de former les collaborateurs concernés.

Le SAE émet ses premiers appels d’offres
Bien-sûr, ces nouvelles règles mettront de temps à s’appliquer partout et à tous et les collectivités locales restent, pour l’instant,  libres de leur politique d’achat. Nos différents interlocuteurs en conviennent, ils n’ont pas encore constaté d’impact sur leur business. Mais, selon René-Luc Caillaud, pdg du grossiste ETC, le SAE a émis ses premiers appels d’offres sur les systèmes d’impression et ne tardera pas à étendre son emprise aux autres familles de produits IT. Et la FEB (Fédération de l’Equipement du bureau et de la papeterie) rapporte que plusieurs de ses membres déplorent déjà des pertes de marchés ayant entraîné des baisses de 20% de leur chiffre d’affaires en moyenne. La menace est donc bien réelle.

Article de Johann Armand sur Channel News

Le cartel qui voulait tromper l’Etat

Sept entreprises de carrelage luxembourgeoises ont été condamnées à 145 000 euros d’amende pour avoir constitué un cartel de prix pour les travaux publics de la Cité judiciaire.

La perspective de constituer un cartel pour les travaux du lieu même où la loi est rendue – la Cité judiciaire – n’a pas effrayé ces sept entreprises luxembourgeoises condamnées pour une entente secrète portant sur une pratique de répartition de marchés et de fixation de prix.

Le conseil de la concurrence a mis un terme, le 5 mars dernier, à la procédure administrative pour violation du droit de la concurrence commencée en décembre 2005 par des enquêtes-surprises menées par l’Inspection de la concurrence dans les locaux de trois entreprises.

Au départ, dix entreprises de carrelage étaient soupçonnées de s’être concertées pour répartir entre elles illégalement les marchés publics dans le cadre de la construction, – un comble – de la Cité judiciaire et fixer les prix à proposer. Le conseil de la concurrence a finalement conclu que sept entreprises se sont effectivement concertées à cet effet.

L’ensemble des éléments du dossier a amené le conseil de la concurrence à imposer des amendes pour un total de 145 000 euros, réparties de la façon suivante : Andreosso Carrelages (25 000 euros), Carrelages Bintz (15 000 euros), De Cillia Les Carrelages SARL & Cie (25000 euros), Marc F. Decker (20000 euros), SARL Maroldt (25000 euros), Carrelages Wedekind (20 000 euros) et Carrelages Willy-Pütz (15 000 euros).

La SA Carrelages Willy Pütz a bénéficié d’une réduction de 50% de l’amende sur base de l’application du programme de clémence prévu par la loi. Dès les premières mesures d’enquête, elle s’est en effet manifestée pour apporter un certain nombre d’informations qui ont permis de mieux comprendre le fonctionnement de l’entente.

Un système d’offres factices
Selon les conclusions de l’enquête, ces entreprises s’étaient réunies pour s’accorder sur le nom des entreprises qui devaient emporter différents lots de travaux. Elles ont également tenté de maquiller leur entente en présentant des offres de couverture. Concrètement, il s’agissait d’offres factices présentées par les autres entreprises avec un prix supérieur, sans réelle volonté d’emporter le marché.

Cette entente sur la répartition des marchés était doublée d’une entente sur les prix, puisque les entreprises qui n’entendaient pas remporter le marché se sont bornées à soumettre les offres de prix qui étaient préparées par l’entreprise qui devait remporter le marché. Lorsque les premiers soupçons sont apparus, les entreprises ont encore continué à essayer de tromper l’État en soumettant des analyses de prix sur lesquelles elles s’étaient aussi concertées. Avec ces pratiques, les entreprises ont donc présenté à leur client, l’État, une concurrence qui en réalité n’existait pas. Le dossier n’a pas établi que les prix de l’entreprise victorieuse étaient surfaits, mais le conseil de la concurence retient que le «comportement adopté par les entreprises fait qu’elles se sont abstenues de faire leurs propres calculs».

En agissant de la sorte, les entreprises ont donc faussé le jeu de la concurrence. En temps normal, chaque entreprise détermine son comportement en s’adaptant de façon autonome aux conditions changeantes du marché. Des pratiques telles que celles mises en œuvre par les entreprises incriminées étaient donc susceptibles d’influer négativement sur les prix et la qualité.

Article de Delphine Dard dans Le Quotidien

Les réviseurs de retour à la charge dans l’affaire Daerden

Belgique – L’IRE estime que ses sanctions disciplinaires ne sont pas bien appliquées par le cabinet BCG. Daerden Jr n’aurait pas vu des erreurs de gestion dans une société.

Selon les informations de La Libre, l’Institut des réviseurs d’entreprises (IRE) ne serait pas satisfait de l’exécution des sanctions disciplinaires prises à l’égard de BCG&Associés, l’ex-cabinet de Daerden père et fils. Son comité exécutif aurait envoyé un courrier aux dirigeants du cabinet révisoral leur intimant, cette fois, l’ordre de dessaisir de huit des quinze contrats publics litigieux. “C’est une décision que nous prenons en général quand nous estimons que nos sanctions ne sont pas bien appliquées”, nous a confié laconiquement David Szafran, le secrétaire général de l’IRE. Mais leur réexamen pourrait s’étendre à d’autres contrats du cabinet. Pour rappel, sept autres mandats (Tecteo, ALG, CHR Citadelle, CILE, ISOLL, Société de logements sociaux de Herstal et régie de quartier de Herstal) ont déjà été cédés à PriceWaterhouseCoopers (PWC). Et même si des voix s’élèvent pour dénoncer le fait que ces mandats, au départ illicites, aient été vendus par le cabinet révisoral BCG, les dirigeants de trois intercommunales (CILE, Intradel, CHR) auraient décidé de reconduire les mandats de commissaires aux comptes de PWC.

En attendant, l’examen de la décision de l’IRE, confirmée par la Cour de cassation révèle non seulement un conflit d’intérêt, mais aussi des manquements dans le chef de Frédéric Daerden et un de ses associés concernant le contrôle des comptes d’une société anonyme dont ils avaient la charge. Il s’agit de Cap Industries, un atelier mécanique basé à Awans. C’est d’ailleurs ce dossier qui aurait attiré l’attention de l’institut et l’aurait motivé à s’intéresser au cabinet Daerden Jr. Le dossier révèle que Michel Daerden, à l’époque ministre wallon, représentait la Région à l’acte constitutif de Cap Industries et aussi à la première assemblée générale qui a désigné l’ex-DC&Co (ancien nom de BCG&Associés) en qualité de commissaire aux comptes. Il convient de rappeler que la Région wallonne était actionnaire à 50 % de Cap Industries. Pour se défendre, Frédéric Daerden et ses associés ont estimé que ce n’est que par une “malheureuse circonstance” que le ministre Daerden soit intervenu comme mandataire représentant la Région wallonne lors de la constitution de Cap Industries. Et ont-ils confessé, il “eut été préférable qu’un autre ministre représentât la Région”, lit-on dans la décision de l’IRE.

Par ailleurs, l’IRE reproche à BCG d’avoir émis le 2 mai 2001 un rapport sans réserve sur les comptes annuels au 31 décembre 2000 de Cap Industries, alors que la situation de l’entreprise était alarmante. Les comptes de la société “laissaient apparaître une perte de l’exercice pour la seconde année consécutive, alors que le rapport de gestion présenté ne contenait pas d’éléments suffisamment clairs et précis justifiant la continuité des activités. L’institut estimait que les réviseurs concernés auraient dû également avoir leur attention attirée par divers éléments et lacunes du rapport de gestion (notamment des créances douteuses, la comptabilisation comme subside en capital d’une somme correspondant en réalité à une avance récupérable, des litiges dirigés contre la société)”.

Malheureusement, ces erreurs de gestion qui ont échappé à la vigilance de BCG ont conduit Cap Industries à la faillite le 24 octobre 2010. Le conseil de l’institut a reproché à Frédéric Daerden et a son associé P.C. d’avoir manqué à leurs obligations au regard de l’article 144, 4° du code des sociétés. Ce dernier demande au réviseur de dire dans son attestation si les comptes annuels donnent une image fidèle du patrimoine de la société contrôlée et si ceux-ci respectent les exigences légales. A défaut, il a l’obligation de le signaler sous la forme d’une attestation avec réserve ou de mentionner une opinion négative. Manifestement, ce n’était pas le cas et Daerden Jr et son associé ont omis de le faire.

Mais le renvoi devant les instances disciplinaires de l’institut n’est intervenu que le 27 janvier 2006, alors que la survenance du manquement remonte à mai 2001. Ce qui pose la question du délai raisonnable, même si l’enquête relative au rapport litigieux s’est terminée le 31 décembre 2004. Mais vu le dépassement du délai raisonnable, l’institut a renoncé à prononcer des sanctions disciplinaires à l’encontre de BCG sur ce dossier. Non sans préciser que Frédéric Daerden “a marqué quelques réticences aux devoirs d’enquête effectués par les membres de la Commission de surveillance”.

Article de Philippe Lawson dans La Libre

L’accès aux marchés publics par les entités internationales

Le 28 octobre 2009, la Commission a adopté pour présentation au Conseil un rapport d’étape sur l’état des lieux des négociations internationales en cours relatives à l’accès des entreprises européennes aux marchés publics des entités opérant dans le secteur des services d’utilité publique dans les pays tiers.

L’Accord sur les Marchés Publics (AMP)
Le principal accord international relatif aux marchés publics est l’Accord OMC sur les Marchés Publics (AMP). L’AMP est à ce jour le seul accord juridiquement contraignant dans l’OMC relatif aux marchés publics.

L’AMP comprend un corps de règles de procédure applicables aux marchés publics des Parties à l’Accord (Canada, la Communauté Européenne, Hong Kong Chine, Islande, Israël, Japon, Corée, Liechtenstein, les Pays Bas pour ce qui concerne Aruba, Norvège, Singapour, Suisse, Taïwan et les Etats-Unis). Il indique également les types de marchés publics ouverts à la concurrence internationale.

L’AMP est en cours de révision. En décembre 2006, les négociateurs sont parvenus à un accord concernant une révision importante du texte de l’AMP. Les négociations se concentrent à présent sur les questions d’accès aux marchés.

La CE compte parmi les parties à l’AMP qui encouragent vivement l’adhésion de nouveaux membres à l’AMP en vue, à long terme, de faire de l’AMP un accord multilatéral. Le processus d’adhésion a récemment été achevé pour Taïwan (juillet 2009). Les négociations avec la Chine, la Jordanie et la Moldavie et plus récemment l’Arménie sont en cours.

La Communauté Européenne est représentée dans les négociations par la Commission (DG Marché Intérieur et Services).

Les accords de libre-échange
L’Union Européenne inclut à présent un chapitre relatif aux marchés publics dans tous les accords de libre échange. Dans les négociations en cours, l’Union Européenne s’assure de l’existence d’un chapitre relatif aux marchés publics qui soit complet, adapté à la taille, au degré de développement et aux priorités de chaque pays.

Plus d’informations …

Le nouveau contrat public sur l’A400M sera finalisé d’ici juin

Un nouveau contrat public tenant compte de l’accord trouvé vendredi entre le groupe de défense européen EADS et les pays clients de l’avion de transport A400M sera scellé “pour le mois de juin” et “probablement avant”, a affirmé lundi le ministre français de la Défense, Hervé Morin.

“Nous aurons un nouveau contrat pour le mois de juin, probablement avant”, a déclaré Hervé Morin lors d’une conférence de presse à Paris.

“L’accord précisant les modifications apportées au contrat va être signé dans les tous prochains jours par l’Occar (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement, représentant les Etats partenaires du programme) et Aibus Military”, a-t-il précisé, prévoyant “ensuite une période de un ou deux mois pour finaliser l’avenant au contrat”.

Après des mois de tractations, les pays clients de l’avion de transport militaire européen A400M et EADS étaient parvenus vendredi à un accord formel pour sauver ce projet très coûteux.

Les Etats clients (Allemagne, France, Espagne, Grande-Bretagne, Belgique, Luxembourg et Turquie) se sont engagés à verser 3,5 milliards d’euros supplémentaires au groupe européen.

Hervé Morin a précisé que la France maintenait sa commande de 50 exemplaires de l’A400M, les sept Etats partenaires du programme s’engageant à ne pas réduire leur “commande globale”, qui s’élève à 180 appareils, “de plus de dix avions”.

Selon lui, la Grande-Bretagne, qui en avait commandé 25 exemplaires, pourrait ainsi renoncer à “de deux ou trois” avions.

Le premier A400M sera livré à la France début 2013 et le dernier en 2024, avec un retard de “quatre à cinq ans” sur le calendrier initial.

Quant aux augmentations de prix résultant de l’accord intervenu avec EADS, elle s’élèveront à 550 millions d’euros pour la partie française, soit “moins de 10%” du coût initial du programme, a également indiqué Hervé Morin.

Information Belga et RTBF

Les frasques de Berlusconi pèsent sur sa popularité

La popularité du gouvernement Berlusconi a chuté à ses plus bas niveaux début mars après le «cafouillage» de l’invalidation de listes de droite en vue des régionales et les scandales de corruption aux marchés publics ayant touché des membres de la majorité, selon un sondage publié dimanche.

L’imbroglio né du rejet de plusieurs listes du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi est l’un des facteurs ayant fait chuter le taux de soutien à l’exécutif à 39%, selon l’enquête de l’institut ISPO réalisée les 3 et 4 mars pour le journal «Corriere delle Sera».

Le dirigeant PDL Roberto Formigoni, largement favori à une réélection à la tête de la région de Milan, et Renata Polverini, candidate PDL à Rome, ont failli ne pas pouvoir se présenter à cause d’un problème d’authentification de signatures de soutien pour le premier et du dépôt trop tardif de la liste pour la seconde. Ils ont été réadmis in extremis dans la course, mais une liste complémentaire PDL pour la région de Rome reste exclue et en attente d’une décision du tribunal administratif du Latium lundi.

Bureaucratie «trop tatillonne»
Pour Silvio Berlusconi, le PDL a été victime d’une bureaucratie trop tatillonne mais son électorat n’a pas apprécié le manque de sérieux manifeste des militants chargés de déposer les listes, ce qui explique largement, selon ISPO, la chute de popularité du gouvernement.

Au sein du PDL, seuls 76% des électeurs ont encore une opinion positive du gouvernement contre 93% début février. Chez les électeurs de la Ligue du Nord, membre clé de la coalition Berlusconi, la baisse est encore plus sensible avec 57% de satisfaits contre 83% un mois plus tôt.

Fin décembre, après l’agression subie par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, la popularité du gouvernement était encore supérieure à 50%.

Mais elle s’est progressivement érodée depuis, reculant de 4 points en février après l’arrestation d’élus du PDL – un conseiller municipal et un président de département – pris la main dans le sac, en train de toucher des pots-de-vin.

L’image du gouvernement a été entachée aussi par le scandale qui a frappé la protection civile. Son chef Guido Bertolaso, héros national pour sa gestion du séisme de L’Aquila en avril 2009, fait l’objet depuis la mi-février d’une enquête pour corruption dans l’attribution de marchés publics par cette institution pour des événements comme le G8 ou le Mondial de natation de l’été 2009.

Article 20min.ch

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